J’aime Karkwa depuis le lancement de leur deuxième album en 2005, Les tremblements s’immobilisent. Karkwa est un groupe phare, un groupe mythique pour moi sur la scène québécoise. À chaque sortie d’album, c’est un nouveau baume sur le coeur. Un amour guerrier, qui se chamaille, qui se foudroie, mais qui toujours reste profond et sincère.
J’ai accompagné le groupe (façon de parlé) dans tous leurs projets: Douze hommes rapaillés, Piano mal de Sagot et maintenant, ce que j’attendais vient d’arriver: l’album solo de Louis-Jean Cormier!
La musique de Louis-Jean est cristalline, claire et lumineuse, des petits chefs-d’oeuvres de ce que j’aime. Le treizième étage est un condensé de poésie qui fait planer l’âme. Le genre d’album que j’écoute en boucle peu importe où je suis, peu importe le mood. Pour danser, pour étudier, pour fêter, pour boire, toutes les raisons sont bonnes.
Les chansons de Louis-Jean sont personnelles et parle le plus souvent d’amour. En quelque sorte, ça fait du bien, c’est beaucoup moins glauque et sombre que pouvait l’être Karkwa. On sent justement moins la présence du groupe que prévu. Les guitares acoustiques sont plus présentes, il n’y a presque pas de piano ou de synthétiseur, sinon aucun. On découvre un côté plus Neil Young que Radiohead.
Ça sent bon la légèreté, la liberté.
«Je veux faire le tour du monde à vélo»
«Mais où sont les règles du jeux? Que l’on y mette le feux!»